Clark/Aliot : clash sur l'"IVG de confort"
La rédaction - - 0 commentaires"C'est dégueulasse !" C'est sur cette invective que s'est terminée l'échange entre Louis Aliot et Pascale Clark ce matin sur France Inter. Pour clore son entretien avec le vice-président du FN, la journaliste lui a reproché, en haussant le ton, d'avoir employé l'expression "IVG de confort". C'est dans une grande confusion sur ce point que s'est déroulée la fin de l'interview.
Dans 5 minutes avec Pascale Clark, ce matin sur France Inter, la chroniqueuse s'est entretenue avec Louis Aliot, le vice-président du FN. La journaliste évoque d'abord les possibles convergences entre les propositions de Nicolas Sarkozy et celles du Front national. Elle aborde ensuite un sujet qui lui tient visiblement à cœur: la position du FN sur l'avortement. Elle demande donc à Aliot de confirmer que les IVG ne seront plus remboursées en cas d'élection de Marine Le Pen. Le vice-président du FN confirme, mais précise qu'il s'agirait "seulement" des IVG utilisées par les femmes comme "moyens contraceptifs". Les subtilités du raisonnement, ici |
Mais Clark ne s'arrête pas sur ce distinguo: "C'est vous qui avez utilisé le terme d'«IVG de confort», est-ce que vous pouvez me regarder dans les yeux et réemployer cette expression?"
Aliot répond qu'il n'est pas le premier à l'avoir utilisée: il ne fait que citer les propos d'un "professeur de médecine" rapportés dans un article du Figaro. Sur ce point, le représentant du FN n'a pas tort. "Les indications d'un avortement […] sont aujourd'hui plus de l'ordre du confort", avançait effectivement le "Dr Grégoire Moutel, responsable du laboratoire d'éthique médicale de l'université Paris-Descartes", dans un article non-signé publié sur le site du Figaro.
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Il faut tout de même noter que cet article, qui relève du simple témoignage et ne reposant sur aucun chiffre sourcé, a été publié il y a... trois ans, le 25 février 2009. Et c'est seulement le 30 janvier 2012, dans Mots Croisés sur France 2, que Aliot a déclenché la polémique. Il avait affirmé à cette occasion, sans faire allusion au médecin cité par Le Figaro, que le FN souhaitait dérembourser les IVG "de confort", mais pas les IVG dit "thérapeutiques".
(Luc Nakache)

