Cités : Roselmack "n'a jamais eu peur" (Le Parisien)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Harry Roselmack "Le journaliste vedette de TF 1 a passé un mois dans des cités sensibles de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise)." explique Le Parisien.


"Bien sûr, on ne filme pas comme on veut ici. Il a fallu négocier avec des leaders locaux. (...) Au point qu’un soir, à 23 heures, la petite équipe de Harry Roselmack est obligée de quitter hâtivement— et définitivement— l’appartement : leur présence dérange."

"L’étiquette TF 1, pour entrer dans une cité, c’est un handicap ? Etre un média dans une cité, c’est un boulet à traîner."

"Pour TF 1 plus que pour France 2 ? Pas sûr. La perte de confiance concerne tous les médias. Après, je représente une figure un peu particulière dont ils se sentent assez proches, via la couleur de la peau, la génération…"

"Votre couleur de peau, c’était un passeport ? C’est la notoriété, plus que la couleur, qui change quelque chose. Si David Pujadas y était allé, il aurait vécu la même chose."

"C’était compliqué de tourner là-bas ? Oui. Il y a eu un gros travail d’explication pendant un mois. Je pensais que c’était joué. Mais tous les jours notre tournage a été menacé parce que des gens étaient contre. (...) Ils sont paranos, parfois avec raison."

"On vous voit fuir en pleine nuit. Vous avez été menacés physiquement ? Non. Il y a eu des moments d’abattement, notamment quand on a dû quitter la ZAC. Mais notre intégrité physique n’a pas été menacée. On n’a jamais eu peur."

Le Parisien mardi 24 novembre 2009 picto



"Un témoin a affirmé ce week-end que vous aviez payé les habitants… C’est faux. Ces allégations ne m’étonnent pas car nous y avons été confrontés pendant les quatre semaines de tournage. (...) Et je suis formel : nous n’avons payé personne pour pouvoir filmer."

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