Cebrian / Le Monde : "sous Franco..." (Le Point.fr)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Le Point ne lésine pas : au début de son interview,

Juan Luis Cebrian patron et co-fondateur du quotidien El Pais (groupe Prisa qui croule sous les dettes, actionnaire à 15 % du Monde) est présenté comme un "grand d'Espagne". Cebrian critique les journalistes du Monde et évoque le fonds d'investissement (qui est censé recapitaliser Prisa) co-animé selon certains par un "financier vautour" (comme @si le signalait) comme ayant "des activités philanthropiques".

Cebrian explique son envie de reprendre Le Monde avec Claude Perdriel et Orange (offre massivement rejetée par la rédaction du Monde vendredi après-midi) " parce que nous sommes l'un des plus gros actionnaires du  Monde. J'entends y défendre l'investissement de Prisa. C'est mon devoir. Ensuite, notre attachement à ce journal est affectif : sous Franco, dans les années 50 ou 60, quand on voulait savoir ce qui se passait en Espagne, on achetait Le Monde (...) Le Monde peut parfaitement gagner de l'argent et progresser en explorant l'univers francophone comme nous avons fait d'El Pais une plate-forme plus générale du monde hispanophone".

Cebrian se défend (mal) d'être conseillé par Minc, mal vu par les journalistes du Monde : "
Alain Minc n'est pas mon conseiller. C'est un ami de 25 ans qui m'a été présenté par Jorge Semprun. Alain Minc a fait de grandes choses pourLe Monde quand il était le président de la Société des lecteurs. Si Le Monde existe aujourd'hui, c'est grâce à lui. Il a travaillé pour sauver Le Monde." dit Cebrian avant de critiquer l'égoïsme des journalistes qu'il a rencontrés : "J'ai été assez surpris de constater qu'on ne m'a posé aucune question sur la stratégie et l'avenir du Monde. Ce qui intéressait les journalistes, c'était surtout leur avenir à eux, leurs salaires, etc." avant de conclure sur le fonds américain qui va sauver Prisa :"Les deux hommes sont des investisseurs à long terme. Et ce n'est pas un hasard s'ils ont appelé leur société du nom de "Liberty" ou "Freedom". Ils s'adonnent par ailleurs à des activités philantropiques."


Le Point vendredi 25 juin 2010

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