Carnets de Bertrand (suite)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Libération consacre près de quatre pages, en plus de sa Une, aux carnets personnels d'Yves Bertrand, ancien patron des Renseignements généraux.

Un cédérom "contenant les 2000 pages des carnets a été transmis, jeudi et vendredi, aux soixante avocats de la défense au procès des ventes d’armes à l’Angola." écrit le quotidien.

«L’Angolagate, cela concerne quatre pages de mes carnets, assurait hier Yves Bertrand à Libération. Je ne vois pas pourquoi on communique l’intégralité, et toutes ces histoires de vie privée que j’ai pu noter. Si ce n’est pour continuer ma mise à mort médiatique.»

Libération évoque aussi les journalistes : "Certains (de Libération ou du Parisien) le rencontraient sur des sujets ponctuels comme l’antiterrorisme. D’autres (du Monde ou de L’Express), chargés des affaires politico-financières, le fréquentaient plusieurs fois par semaine, voire plusieurs fois par jour." Mais sans nom pour ces journaux.

Par contre, on lit aussi : "Eric Branca, journaliste à Valeurs Actuelles" co-auteur de son livre «Je ne sais rien mais je dirai presque tout». "En pleine campagne présidentielle de 2002, alors que Bertrand collationne fiévreusement dans ses carnets tout ce qui concerne le passé trotskiste de Lionel Jospin, Branca aligne six pages sur le sujet dans son hebdomadaire. Mais son journaliste préféré, c’est Gérald Penciolleli, patron de Minute reconverti dans le commerce au Proche-Orient. Ils passent leur vie à déjeuner ensemble.".

Libération cite aussi L’Investigateur, un site Internet basé au Luxembourg : "Bertrand a retourné L’Investigateur, via un ancien journaliste de Paris Match,(...) Sous l’impulsion de Bertrand, L’Investigateur devient magazine vendu en kiosque." Bertrand se serait également appuyé sur Thierry Meyssan, animateur du site Internet Réseau Voltaire qui accuse les Etats Unis de cacher la vérité sur le 11 septembre 2001.

"Eté 2002, il déjeune à plusieurs reprises avec André Rougeot, ancien du Canard Enchaîné s’étant fourvoyé dans l’affaire Yann Piat (accusant François Léotard et Jean-Claude Gaudin d’avoir commandité son assassinat). Il le surnomme affectueusement «Dédé» . Pour se faire pardonner de l’avoir orienté sur une fausse piste?"




Quotidien Libération lundi 17 novembre 2008

Le Figaro évoque les carnets plus sobrement sur un tiers de page : "En acceptant, le 20 octobre dernier, de les verser aux débats de l’Angolagate, le parquet de Paris avait insisté sur le fait qu’ils n’étaient « rigoureusement d’aucun intérêt pour la manifestation de la vérité ». Plusieurs avocats de la défense sont d’un avis contraire après avoir relevé, dans les copies, onze mentions du nom de Philippe Courroye, magistrat instructeur du dossier des ventes d’armes à l’Angola."

pictoLe Figaro du lundi 17 novembre 2008



Le Parisien/Aujourd'hui en France parlait, hier, des carnets sur une page, en soulignant que l'on y trouvait aussi... la liste des courses d'Yves Bertrand : "Sopalin, fromage, litière".

Le quotidien terminait en remarquant que Bertrand n'était "pas très à l'aise avec Internet" et avait noté comment y accéder "1.Mettre la flèche sur Explorer. 2. Cliquer deux fois sur le bouton gauche de la souris. 3. Connexion. Appuyer une fois sur Connection."


Aujourd'hui en France 16 novembrepicto

Voir notre dossierYves Bertrand, boules puantes en tous genres.

Lire sur arretsurimages.net.