Came, technologie, et censure

Alain Korkos - - 0 commentaires

est un nouveau magazine consacré aux nouvelles technologies lancé par

HumanoïdeCanard PC, partenaire d’@si. Quand on veut lancer un nouveau magazine, il est préférable de faire un peu de réclame. Alors on contacte une agence de publicité - il s’agit ici de Glory Paris - qui va pondre cinq images autour d’une baseline (oui oui causons comme les publicitaires) telle que : La technologie est l’opium du peuple. Voici les cinq visuels, résultat d’interminables brainestormignes arrosés de Nespressos fumants engloutis dans des vapeurs de cigarettes électroniques parfum fraise des bois :


Détourner les logos de Netflix, Windows, Instagram, Twitter et Apple est une entreprise risquée, lesdites marques pouvant invoquer devant un tribunal le parasitisme et la contrefaçon. Sans parler des associations de lutte contre la drogue, tentées d’ester en justice afin de réduire à néant ce qu’elles peuvent considérer comme étant une banalisation de la came.

Mais la censure peut surgir bien avant l’affichage ! Ces cinq réclames, de format 30x40, devaient en effet apparaître sur les kiosques à journaux gérés par la société Mediakiosk.

Kiosque à journaux, photo issue du site de Mediakiosk


Sauf que Mediakiosk, qui gère près de 780 kiosques en France dont 408 à Paris, a refusé l’une de ces images. Ami(e) lecteur(trice), sauras-tu deviner laquelle de ces cinq affichettes parodiant Netflix, Windows, Instagram, Twitter et Apple a été refusée ?


La réponse est : Apple. Mediakiosk a en effet déclaré à l’équipe de Canard PC que le service juridique de cette innovante entreprise appelait systématiquement l’entreprise d'affichage quand son logo, sa marque, étaient cités ou détournés dans une publicité. Le dernier coup de fil agacé remonte à quelques jours seulement, quand L’Obs fit apposer sur les kiosques la une de son numéro intitulé Apple, le côté obscur de la pomme (@si en avait parlé par là) :


Il faut comprendre Mediakiosk, qui est une filiale de JCDecaux : contrarier Apple, c’est prendre le risque de perdre un gros, un très gros client. Alors exit l’affichette d’Humanoide détournant la pomme blanche comme de la coke. Snif !


L’occasion rêvée de lire ma chronique intitulée De Klimt à Emmanuelle, les plus belles images censurées par Apple.

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