burqa : pas d'interdiction intégrale ? (presse nationale)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Le Conseil d'Etat se prononce contre l'interdiction intégrale du voile intégral, constate la presse nationale.

"Très prudente, la présentation par le Conseil d’Etat de l’étude remise hier à François Fillon, intitulée «les possibilités juridiques d’interdiction du port du voile intégral». Le Premier ministre a proclamé à plusieurs reprises son souhait que soit votée une loi qui aille «le plus loin possible sur la voie de l’interdiction générale». (...) Dans leur réponse, les Sages du Conseil d’Etat se placent très en retrait. Ecartant toute interdiction générale et absolue du voile en tout temps et en tous lieux, ils jugent, en revanche, que la sécurité publique et la lutte contre la fraude peuvent justifier, dans certains cas, l’obligation d’avoir le visage découvert" explique Libération.

Le deuxième article, en page de droite, souligne que "certains députés UMP sont exaspérés par la loi sur le voile que Sarkozy veut imposer."

En bas de la double page à gauche, Libération, s'appuyant sur des chiffres du ministère de l'Intérieur ,estime qu'il y a 1 900 femmes intégralement voilées en France, dont 850 en Ile de France.




"Qu’ils soient membres de la majorité ou de l’opposition, des députés se sont dits prêts hier à passer outre l’avis du Conseil d’État, qui a écarté toute interdiction générale du voile intégral, estimant qu’un tel veto serait susceptible d’être contesté en droit. Forts du soutien du président de la République et du premier ministre, François Fillon, qui, lundi soir lors du séminaire des parlementaires UMP, a souhaité une loi qui aille « le plus loin possible sur la voie de l’interdiction générale, dans le respect des principes généraux du droit » , de nombreux élus de la majorité ont fait valoir hier qu’il revient au législateur de décider." explique Le Figaro


"«Nous sommes totalement déterminés (…) à aller le plus loin possible sur la voie de l’interdiction générale du voile intégral, dans le respect des principes généraux du droit», a lancé hier le ministre de l’Intérieur aux députés. La formule est maintenant connue. Elle écarte la prohibition absolue que souhaitent certains députés, malgré sa fragilité juridique." ajoute le deuxième article.

Le Figaro mardi 31 mars 2010picto






"Les magistrats estiment que cette disposition est contraire au droit. Mais à l'UMP, on se dit déerminé à légiférer malgré tout. (...) Le gouvernement n'a sans doute pas intérêt à rééditer le fiasco de la taxe carbone, en se faisant censurer par le Conseil constitutionnel."

pictoLe Parisien mercredi 31 mars 2010

"Le Conseil proposerait aux femmes voilées une médiation sociale avec une association de défense des droits des femmes" explique le quotidien gratuit 20 Minutes.

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