BP cède à Obama et risque la faillite (presse GB)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Convoqué à la Maison Blanche par Barack Obama, l'état major de BP a annoncé, hier soir, en sortant que le groupe pétrolier britannique ne verserait pas de dividendes à ses actionnaires cette année, comme le souhaitait le Président américain.




"BP cède face à Obama et annule le versement de ses dividendes" titre le quotidien britannique The Times qui ajoute en sous-titre que "La société «pourrait se placer sous la protection de la loi sur les faillites»"

Pour le Times "BP a capitulé à la Maison Blanche hier, annulant le versement de dividendes à ses actionnaires pour le reste de l'année, et promettant 20 milliards $ pour alimenter un fonds de compensation destiné aux victimes de la catastrophe qui sera géré de façon indépendante."

Le Times souligne que la rencontre a été bien "chorégraphiée à la porte de l'aile gauche (West Wing) de la Maison Blanche, où Tony Hayward, le patron britannique de BP qui a attiré toutes les critiques américaines, a été condmamné à faire de la figuration silencieuse, derrière le président de BP" qui s'est adressé brièvement à la presse.

L'accord de BP sur les dividendes et le fonds de compensation évite pour l'instant une dangereuse bataille en justice, mais les experts évoquent la possibilité d'une faillite de BP, constate le Times.


"Obama force BP à provisionner 20 milliards $ pour payer les plaignants de la marée noire du golfe." dit le titre de The Inependent de ce jeudi 17 juin, en page de gauche tandis qu'un article, en page de droite, analyse le discours télévisé prononcé par Obama depuis le bureau ovale de la Maison Blanche, à propos de la marée noire. The Independent estime qu'Obama n'a pas été convaincant, qu'il n'a pas rassuré les Américains.



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