Boycot publicitaire : réponse à Berlusconi (La Repubblica)
Gilles Klein - - 0 commentaires
Dans une lettre ouverte aux dirigeants du G8, publiée dans le quotidien La Repubblica, qui l'évoquait hier, des Italiens, rassemblés via un groupe Facebook (qui compte plus de 3 700 membres), répondent à Berlusconi qui invitait, le 13 juin dernier les entreprises à ne pas "acheter de publicité ni dans les journaux de gauche, ni dans ceux qui chantent le défaitisme et le catastrophisme".
| "Par cette déclaration, Silvio Berlusconi a expressément invité les
jeunes entrepreneurs italiens à boycotter les journaux qui disent la
vérité sur la crise économique en y cessant leurs investissements
publicitaires ; il a même attaqué directement le quotidien « La
Repubblica », en l’accusant d’être le chef de file d’une planification
subversive. C’est la première fois en Occident qu’un chef du
gouvernement altère la libre concurrence en invitant à boycotter les
journaux qui ne lui plaisent pas !" "Des pressions que nous considérons inacceptables, en ce qu’elles traduisent un comportement typiquement imputable à des formes de gouvernement non démocratiques." "Cet appel ne s'adresse pas en particulier aux citoyens préoccupés pour le journal « La Repubblica », notamment car nous sommes convaincus que la plupart des entrepreneurs rejetteront l’invitation, leur sens de l'état et de la démocratie étant sans aucun doute bien plus développé et profondément enraciné que celui du chef du gouvernement. En revanche, nous souhaitons nous tourner vers celles et ceux qui pensent qu’une telle forme d’ingérence est indigne, antilibérale et antidémocratique. Nous ne contestons pas le gouvernement, ses choix ou sa politique, nous contestons le fond et la forme de qui le préside en exprimant un mode d’exercice du pouvoir aussi aberrant." | Page de publicité parue dans la Repubblica |