Bonus : Libé tacle "l'Agence France-frousse"

La rédaction - - 0 commentaires

Le directeur de Libération Laurent Joffrin s'interroge sur la "peur des pouvoirs" qui se serait emparée de l'Agence France Presse, la taxant de "complaisance". Pour étayer ses accusations, Joffrin donne trois illustrations, dont la dernière en date : le traitement par l'agence de son scoop sur les bonus pas moins de 18 heures après sa parution.

Libé et les propos du président sur Zapatero, Libé et les pertes de la Société Générale et enfin Libé et les bonus de la BNP. "Dans ces trois cas,écrit Laurent Joffrin dans Libération ce matin, l'Agence a commencé par passer sous silence les informations de notre journal, puis elle les a reprises tardivement et au conditionnel ou bien elle les a noyées dans les démentis officiels"

"L'AFP a préféré par trois fois s'en tenir à la publication complaisante et immédiate, comme sur commande, des démentis officiels" renchérit-il. "Il apparaît que la parole d'un attaché de communication d'une banque ou d'un gouvernement vaut infiniment plus, à ses yeux, que celle de journalistes professionnels travaillant pour un quotidien indépendant."

Reprenant, sans le citer, une remarque du prix Nobel de l'économie Paul Krugman Joffrin ironise : "si Libération écrit que la Terre est ronde et si l'Elysée déclare qu'elle est plate, l'AFP publiera d'abord le démenti élyséen, ou bien mettra à égalité les deux communiqués sans prendre parti ou, au mieux, elle laissera entendre que la vérité se situe entre les deux."

Lire sur arretsurimages.net.