Bisbilles Aphatie / Le Monde

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"Offusqué, moi ? Où ? Quand ? Comment ?" Jean-Michel Aphatie goûte peu les critiques. Dans un billet publié hier sur son blog de RTL, l'intervieweur et chroniqueur politique répond avec virulence à un édito du "Monde Télévisions". Ce dernier l'accuse de ne pas avoir digéré l'interview de Nicolas Sarkozy

par des Français le 25 janvier dernier et, surtout, le fait que l'animation ait été confiée à Jean-Pierre Pernaut. Aphatie s'en défend aujourd'hui avec vigeur. Pourtant, il s'était montré particulièrement critique dans Le Grand Journal à l'encontre de l'émission et de son animateur.

Dans le supplément hebdomadaire "Télévisions" du quotidien Le Monde daté du dimanche 31 janvier, une journaliste s'en prend dans son éditorial à Jean-Michel Aphatie et Alain Duhamel, assimilés à la "vieille garde journalistique". Elle leur reproche notamment de s'en être pris avec trop de force à Vincent Peillon, qui, au dernier moment, avait annulé sa venue à une émission de France 2 sur l'identité nationale.

"Quelques jours plus tard, lors de la rencontre organisée par TF1 et l’Elysée entre Nicolas Sarkozy et onze Français, les mêmes se sont à nouveau offusqués de se voir voler la vedette par des citoyens lambda et -pire!- Jean-Pierre Pernaut.", enchaîne l'édito.

pictoL'éditorial du Monde "Télévisions" attaque la "vieille garde journalistique"

Aphatie répond sur son blog du tac au tac : "Offusqués? Où, quand, comment? L’occasion m’a été fournie, au contraire, de dire, sur le plateau de France 5, dans l’émission de Thomas Hugues, à la veille de l’émission de TF1, que la confrontation entre un président de la République et des citoyens était plutôt une bonne chose qu’une mauvaise."

La mémoire un p

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Offusqué peut être pas. Mais sarcastique et critique assurément. Au Grand Journal, Jean-Michel Aphatie n'était pas tendre avec le principe de l'émission "Parole de Français" ni avec son présentateur.


Le chroniqueur plaisante ainsi sur Laurence Ferrari, "la première journaliste française blonde" à interviewer un président. Puis, il s'en prend à Jean-Pierre Pernaut, moquant les reportages de proximité de son JT de 13 heures : la neige qui colle, le bonbon des Vosges...

Il s'interroge ensuite sur l'indépendance du présentateur vis-à-vis du pouvoir. Avec, à l'appui, des extraits d'un JT parlant du gouvernement espagnol (socialiste).  

 Aphatie moque les reportages du 13 heures de Pernaut et sous-entend sa proximité avec le chef de l'Etat.picto






Une semaine plus tard, rebelote ou presque, toujours au Grand Journal. Cette fois, le chroniqueur s'interroge sur l'intérêt de faire à la fois une émission avec les Français et une interview au 20 heures du président. "Soit on faisait les journalistes, soit on faisait les Français" (pour mener l'interview), martèle-t-il. 

picto Aphatie n'est pas convaincu de l'intérêt d'une confrontation entre Nicolas Sarkozy et 11 Français après l'interview du président de la République par Laurence Ferrari.

(Par Jean-Louis Dell'Oro)

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