Berlusconi veut interdire des photos (Corriere della Sera)

Gilles Klein - - 0 commentaires

Comme il n'annonce à la Une, le quotidien italien Corriere della Sera reproduit une lettre dans laquelle Berlusconi demande au "Garante per la protezione dei dati personali" (l'agence italienne de protection de la vie privée) l'interdiction de publication de photos prises dans sa villa d'Olbia en Sardaigne, parmi lesquelles on trouverait la jeune Noemi.

Comme il n'annonce à la Une, le quotidien italien Corriere della Sera reproduit une lettre dans laquelle Berlusconi demande au "Garante per la protezione dei dati personali" (l'agence italienne de protection de la vie privée) l'interdiction de publication de photos prises dans sa villa d'Olbia en Sardaigne, parmi lesquelles on trouverait la jeune Noemi.

Des photos qui circulent dans les rédactions italiennes sans qu'aucune n'ait pour l'instant décidé de les publier. Il y aurait selon ll Corriere 700 photos dont certaines montrent "des jeunes filles en bikini ou les seins nus".


"Sivio Berlusconi né à Milan le 23 septembre 1936, résident à Milan atteste ce qui suit : le 26 mai dernier le directeur du magazine Panorama a contacté un de mes avocats pour l'informer que des photos qui pourraient avoir une relation avec certaines actualités récentes étaient à vendre. Un photographe d'Olbia, Antonello Zappadu propose des photos prises dans ma résidence située à Olbia." Le texte de ce courrier (ci-dessous) de quatre pages signé par Berluscoi le 27 mai 2009 précise que Zappadu a indiqué que ces photos avaient été proposées au groupe Hachette-Rusconi (filiale de Lagardère, éditeur de l'hebdomadaire Gente) qui devait demander l'accord de sa direction à Paris, d'autant plus que cela pouvait intéresser Paris Match, le prix demandé serait 1,5 million d'euros. Berlusconi demande l'interdiction de ces images dont certaines relèvent de "moments intimes de vie privée" selon lui.


A côté d'extraits de la lettre de Berlusconi (à gauche, document 1), Il Corierre reproduit la réponse (document 2, en bas de page à droite) du photographe Antonello Zappadu, qui conteste la version de Berlusconi. Zapadu explique qu'il est journaliste professionnel depuis longtemps, que ses photos ont été prises de manière légale, qu'il n'y a pas de photos relevant du viol de l'intimité, que les visage des mineurs qui y figurent ont été rendus méconnaissables, et qu'il dément vouloir causer un éventuel dommage à la réputation de Berlusconi.

Lire sur arretsurimages.net.