Berlusconi : "immunité inconstitutionnelle"

Gilles Klein - - 0 commentaires

Revers pour Silvio Berlusconi, la cour constitutionnelle a invalidé la loi Alfano de juillet 2008 protégeant le Premier ministre italien pendant toute la durée de son mandat, estimant qu'il fallait changer la constitution.

Les procès contre Berlusconi (corruption de témoin dans l'affaire de l'avocat britannique David Mills) et son groupe Mediaset (surfacturation) vont donc pouvoir reprendre, mais cela ne l'empêchera pas de continuer à diriger le pays.

Berlusconi a réagi avec colère parlant de décision politique, allant même jusqu'à mettre en cause le président de la République, Giorgio Napolitano, discret et modéré : "Le chef de l'état, on sait de quel côté il est". Le communiqué de la présidence a répondu "Le président est du côté de la Constitution, et il exerce ses fonctions avec impartialité"

L'information est bien sûr à la Une de toute presse italienne, jeudi 8 octobre. Corriere della Sera "Crise entre Berlusconi et Napolitano" Il Messagero "Le Premier ministre contre la cour constitutionnelle et le palais Quirinal" (où réside le président de la République).

Même titre pour la Stampa "Colère de Berlusconi". L'Unita explique "La loi est même pour tous"

L'occasion de relire notre dossier Berlusconi, sous la ceinture

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