Berlusconi "contre attaque" (presse italienne)
Gilles Klein - - 0 commentairesLa polémique alimentée par une enquête en cours pour prostitution continuant, Berlusconi a fini par réagir. Le chef du gouvernement italien englué dans une affaire sordide, répond pour la première fois aux acusations précises formulées contre lui sur ses relations avec des escort girls, signalent les quotidiens italiens. Exemples.
Le quotidien reproduit la couverture de l'hebdomadaire Chi (en haut à droite) publié par le groupe Mondadori, propriété de Berlusconi. Berlusconi explique dans cette interview à Chi que l'une de ses accusatrices Patriza d'Addario "a été payée pour remplir une mission". Celle-ci a déja répondu que c'était faux, invitant Berlusconi à donner des preuves de ce complot à la Justice s'il en a, ou sinon, elle lui demande de se taire. |
A gauche une photo de D'Addario qui commente l'interview de Berlusconi dans Chi. La page de droite comprend un encadré rédigé depuis le Vatican avec citations de l'association Famille Chrétienne, qui montre que l'Eglise commence à s'émouvoir, malgré le silence respecté, pour l'instant, par l'Osservatore Romano, le quotidien officiel du Vatican. Le bas de la page montre l'impact international de cette affaire sur l'image de l'Italie, en reproduisant des captures d'écran des sites web du Times (Londres), d'El Pais (Madrid) et Die Welt (Berlin). |
"Elle a été payée pour me compromettre" titre la Stampa. Même traitement que le Messagero, dans la double page (ci-dessous) qui accorde autant de place à Berlusconi "Berlusconi à l'attaque : jamais payé une femme" (page de gauche), qu'à d'Addario (page de droite) "Qu'il donne les preuves au juge " dont la crédiblité médiatique est devenue un problème pour Berlusconi qui ne peut plus faire semblant d'ignorer, comme il l'a fait pendant les premiers jours, ses accusations. En bas de page, un article remarque que cette polémique doit inciter Berlusconi à être prudent et à ne pas se mettre à dos les services secrets italiens et la police financière (Guardia di Finanza). Son parti avait accusé les services de sécurité de mal faire leur travail puisqu'un photographe avait pu prendre des photos indiscrètes dans le jardin de la villa de Berlusconi en Sardaigne, en soulignant que s'il avait un fusil à la place de son appareil photo il aurait pu commettre un attentat. La Stampa mercredi 24 juin 2009 |
