"Baroud d'honneur" de Carolis (presse nationale)
Gilles Klein - - 0 commentairesLa presse nationale revient sur le vote du conseil d'administration de France Télévisions suspendant la vente de la régie publicitaire du groupe.
"«Depuis 12 h 30, rigole un proche, c’est sûr qu’on ne sera pas là à la rentrée.» Patrick de Carolis s’est en effet payé le luxe de faire adopter une résolution suspendant la privatisation de la régie et ce par dix voix contre cinq, les cinq des représentants de l’Etat actionnaire au sein de cette grande entreprise indépendante qu’est France Télévisions. «Cette décision, déclare le groupe public, tient compte de l’incertitude substantielle entourant le maintien ou non de la publicité avant 20 heures.» (...) Stéphane Courbit s’est dit hier «très surpris et choqué» que Carolis ne daigne pas l’avertir de la suspension de la privatisation. Il faut dire que Patrick de Carolis était tout occupé à savourer sa victoire, c’était la dernière. " Libération mercredi 14 avril 2010 ![]() |
Le Figaro mercredi 14 avril 2010 | L'information est aussi évoquée, dans un petit rectangle sur le côté de la Une du Figaro, qui lui consacre près d'une page. "De Carolis, l’actuel PDG de France Télévisions, a livré un véritable baroud d’honneur. Hier, il présidait un conseil d’administration explosif. Pour commencer, tous les membres du conseil, y compris les représentants de l’État, ont salué le travail de Patrick de Carolis et de son équipe pour les bons résultats de l’année 2009. Puis, cette belle unanimité a volé en éclats sur un point crucial : les négociations sur la privatisation de la régie publicitaire France Télévisions Publicité avec le tandem Stéphane CourbitPublicis. Les cinq représentants de l’État ont proposé de poursuivre les négociations jusqu’à la date butoir du 30 octobre. En face, Patrick de Carolis a estimé qu’il valait mieux les suspendre sine die. " "De Carolis a estimé qu’il n’avait jamais reçu de réponses claires à la lettre envoyée en février dernier à François Fillon et Christine Lagarde, sur le maintien ou non de la publicité en journée. En tant que chef d’entreprise, il a estimé qu’il n’avait donc aucune certitude sur les finances de France Télévisions au-delà de 2011. Et en tant que futur ex-patron de France Télévisions, il a voulu faire un dernier acte de résistance." |
"Le feuilleton de la privatisation de la régie de France Télévisions vient de connaître un nouvel épisode." souligne La Tribune La Tribune mercredi 14 avril 2010 ![]() "L'annonce de la suspension des négociations a en tout cas été saluée par le PS et par certaines organisations professionnelles, comme la SACD. Du côté de France Télévisions Publicité, c'était plutôt hier la consternation. La régie publicitaire est dans le flou le plus total : soit la publicité est maintenue en journée, ce qui est loin d'être acquis compte tenu de l'hostilité du gouvernement à la proposition de Jean-François Copé. Soit elle est supprimée, comme le prévoit la loi actuellement, mais, sans repreneur, la régie sera contrainte de procéder à un plan social pouvant concerner jusqu'à 150 salariés sur les 280 qui y travaillent actuellement. " estime le quotidien Les Echos |
L'occasion de lire notre suivi France Télévisions: la vente de la régie pub suspendue
