Autodafé de Corans : de la provocation marginale à la polémique mondiale

Laure Daussy - - 43 commentaires

Panique sur la planète : Terry Jones, pasteur à la tête d'une communauté pentecôtiste d'une trentaine de personnes en Floride, invite à brûler des exemplaires du Coran, à l’occasion du 11 septembre. En quelques jours, toute la communauté internationale réagit: Obama, l’ONU, l’Elysée... Chacun y va de son communiqué dénonciateur. Après les journaux américains, les journaux français relayent à leur tour amplement l’information: sujets télévisés, double page aujourd’hui dans Libé. Comment une initiative aussi extrémiste que marginale a-t-elle pu faire le tour du monde?

"Islam is of the devil". "L’islam vient du diable". Les trois pancartes devant lesquelles le pasteur se tient droit et fier, font actuellement le tour du monde. Depuis plusieurs semaines, déjà, l’énergumène a annoncé son intention de brûler des Corans pour «commémorer» le 11 septembre à sa manière. Depuis 1996, il est à la tête d'une communauté pentecôtiste, dans la ville de Gainesville, en Floride, «Le centre colombe pour aider le monde», qui compte... une petite trentaine de fidèles, selon les autorités américaines (une cinquantaine selon sa communauté). Qu’importe, la provocation fa...

Lire sur arretsurimages.net.

Cet article est réservé aux abonné.e.s