Assassinat d'Aramburú : les JT font l'impasse sur les liens avec le RN et l'arsenal néonazi
Pauline Bock - - (In)visibilités - 14 commentairesAlors que s'ouvre leur procès, les médias se penchent sur le profil des meurtriers présumés du rugbyman Federico Martin Aramburù, tué par balles en mars 2022 en plein Paris. Mais aux JT, on ne parle que de "militants d'ultradroite". C'est oublier un peu vite leur arsenal militaire, leurs objets nazis et leurs liens étroits avec des personnalités du Rassemblement national.
Federico Martin Aramburú avait 42 ans. Il est mort sur un trottoir du boulevard Saint-Germain à Paris, au petit matin du 19 mars 2022, dans les bras de son ami et ancien coéquipier au Biarritz Olympique, Sean Hegarty. Deux hommes venaient de lui tirer dix balles de pistolet, dont deux dans le dos, et avaient immédiatement fui la scène. Les deux hommes, Loïk Le Priol et Romain Bouvier, avaient croisé Aramburù et Hegarty dans un bar quelques minutes plus tôt, où s'était engagée une bagarre qui s'était terminée lorsque les anciens rugbymen étaient repartis vers leur hôtel. Mais Le Priol et Bouvier, tous deux armés, tous deux sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rencontrer et de porter une arme, les avaient rattrapés sur le bou...