"20 ans" contre "20 minutes" (suite)
La rédaction - - 0 commentairesL'avocat de la société FT Médias, qui édite le magazine "20 ans", menace de poursuivre en diffamation le gratuit 20 minutes, ainsi que plusieurs sites ou blogs ayant repris les informations de celui-ci (dont @si). Dans un article paru le 11 avril, 20minutes.fr affirmait notamment que les pigistes collaborant au magazine étaient sous-payées.
L'avocat de la société FT Médias, qui édite le magazine "20 ans", menace de poursuivre en diffamation le gratuit 20 minutes, ainsi que plusieurs sites ou blogs ayant repris les informations de celui-ci (dont @si). Dans un article paru le 11 avril, 20minutes.fr affirmait notamment que les pigistes collaborant au magazine étaient sous-payées. "20 ans : 7 astuces pour faire un magazine sans argent" : 20minutes.fr se proposait de détailler, samedi 11 avril, les méthodes de travail et de gestion de la direction du magazine "20 ans", de retour en kiosques après plusieurs années d'absence. "Selon nos informations, la vingtaine de rédactrices qui ont participé au premier numéro ont pour la plupart entre 18 et 20 ans et ont été recrutées par des annonces sur Internet. «Frédéric Truskolaski profite de la crédulité de filles qui croient qu’écrire dans «20 ans» sera un tremplin dans leur carrière», explique Audrey*, journaliste au magazine. (...) A ce tarif, le paiement des rédactrices s’apparente à de l’argent de poche: 20€ l’article de 3 pages, 10€ pour une à deux pages, et 5€ quand l’article fait moins d'une page", affirmait notamment l'article. |
Suite à sa publication (et à celle du même article, mais légèrement remanié, dans la version papier du quotidien), FT Médias a signifié par l'intermédiaire de son avocat qu'il envisageait des poursuites judiciaires contre 20 minutes, mais également contre les sites (@si compris) ou blogs ayant repris le gratuit. Extrait de sa lettre :
"[M]on client a eu la stupéfaction de constater que, vous publiez sur votre site, à travers divers blogs, des commentaires qui contiennent des accusations graves et diffamatoires à l'encontre de mon client ainsi que des liens avec un article du site Internet 20 minutes totalement diffamatoire. (...) Dans ces conditions je vous mets par la présente en demeure de retirer de votre site tous commentaires sur le magazine 20 ans immédiatement faute de quoi je serai contraint de saisir Monsieur le président du tribunal de Grande Instance de Paris en urgence."
Contacté par @si, Vincent Glad, l'auteur de l'article de 20minutes.fr, maintient ce qu'il a écrit. "J'ai des captures d'écran pour prouver tout cela. Je ne les ai pas publiées pour l'instant, mais je les garde à la disposition de la justice au cas où." Captures notamment de dialogues via MSN, car le logiciel de discussions instantanées servirait à organiser la communication au sein de la rédaction. Frédéric Truskolaski, de FT Médias, assure de son côté qu'il n'est pas l'auteur du mail cité par Glad proposant à des contributrices de piger moyennant 10 euros pour une à deux pages (et qui a ému plusieurs blogueuses dont "La fille du Rock"). Pour le patron de la société éditrice, il pourrait s'agir d'un coup tordu de la part de ses concurrents. Le journaliste de 20 minutes, qui a pris connaissance de l'identité de l'auteure de ce mail, réfute l'hypothèse.